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 Lutter contre les rentes : défendre l’accès aux soins
En France, dire la vérité trop tôt est souvent perçu comme une provocation.
Dix ans plus tard, cette vérité finit toujours par s’imposer.
La mienne est simple :
le blocage de l’accès aux soins dans notre pays n’est pas un accident.
Il est systémique.
Il est organisé.
Et il protège, de fait, des intérêts établis.
2012 : agir quand d’autres observent
En 2012, j’ai créé des centres de télémédecine dans des zones où il n’y avait plus de solution.
Pas de théorie.
Des patients.

À Dunkerque :

  • 2 ans d’attente
  • des enfants sans suivi
  • des familles contraintes de traverser la France

Face à ça, il y avait deux options : observer… ou agir.
J’ai agi.

Construire dans les règles… et comprendre
Je n’ai jamais contourné le cadre. Entre 2010 et 2015, tout a été fait :

protocoles déposés
institutions rencontrées
autorités informées

Le verdict était toujours le même :
“C’est pertinent”
“C’est innovant”
“Ça fonctionne”

Mais derrière :
rien ne bouge

Pourquoi ?
Parce que le problème n’est pas technique.
Il est structurel.

Quand la coopération devient un monopole
Les premiers protocoles que j’ai déposés reposaient sur une idée simple :
ouvrir la coopération
fluidifier les parcours

Avec le temps, cette logique a été inversée.
Ce qui devait être un système ouvert est devenu, dans certains cas, un système verrouillé :

revendication d’exclusivité
pressions sur les acteurs de terrain
limitation des modèles alternatifs

On ne parle plus d’organisation des soins.
On parle de contrôle de l’accès.

2015 : dire la vérité devient un problème
En 2015, j’alerte :
l’accès aux soins est freiné par des intérêts installés

On me répond :
“vous exagérez”
“vous polémiquez”

Aujourd’hui ?
Cour des comptes
rapports parlementaires
débats budgétaires

Tout le monde dit la même chose.
La différence, c’est que moi… je le disais déjà.

Le tournant : quand le modèle devient européen
En France, le modèle est freiné.
En Europe, il fonctionne.

Depuis 2018 :
des milliers de patients pris en charge
des délais réduits
des diagnostics réalisés

Conclusion simple :
ce n’est pas la médecine qui bloque
c’est l’organisation française

Depuis le Covid : la dérive industrielle
La crise Covid a accéléré la télémédecine.
C’était une chance.
Elle est en train de devenir un risque.

Depuis 2022, une nouvelle logique s’impose :
industrialisation
standardisation
production d’ordonnances à grande échelle

Aujourd’hui, ces plateformes couvrent une part significative du marché, avec une présence croissante dans les réseaux d’optique.

On a changé de modèle… sans le dire

Soyons clairs :
on est passé du soin
à la gestion de flux

Dans certains cas :
pas de véritable stratégie de dépistage
parcours réduits à l’essentiel
logique de volume dominante

Une question simple :
dépiste-t-on encore…
ou produit-on des ordonnances ?

Le risque sanitaire est réel
Et il ne s’agit pas d’une hypothèse.
Il est déjà là.

Une patiente se présente chez un opticien partenaire PLUS BELLE MA VUE dans le cadre d’un parcours structuré. Aucun symptôme. Une vision mesurée à 12/10e.

Tout semble normal.
Et pourtant.

L’analyse à distance met en évidence une anomalie du fond d’œil évocatrice d’un œdème papillaire. Par prudence, aucune ordonnance n’est délivrée. Une prise en charge spécialisée en urgence est organisée.

Quelques jours plus tard, le diagnostic est confirmé en milieu hospitalier, avec mise en place d’un suivi neurologique.

Sans notre dispositif :
pas de dépistage
pas d’alerte
pas de prise en charge

Cette patiente n’aurait probablement jamais consulté à ce moment-là.
Elle voyait parfaitement.

C’est précisément là que se situe le danger : confondre absence de symptôme et absence de pathologie.

L’ophtalmologie, ce n’est pas juste des lunettes.
C’est : du glaucome, de la DMLA, des pathologies neurologiques

Réduire le parcours à une simple prescription, c’est accepter un risque :
diagnostics trop tardifs
pertes de chance

Et ce risque, aujourd’hui, est largement sous-estimé.

Des alertes… et un silence
Ces dérives ont été signalées.
À plusieurs reprises.

Résultat ?
rien

Pire : le système s’organise.

Un écosystème sous influence
Ce qui se met en place est connu :
structuration industrielle
logiques d’acteurs dominants
alignement progressif des intérêts

Et pendant ce temps :
certains médias professionnels promeuvent massivement ces modèles
tout en ignorant volontairement d’autres approches

Ce n’est plus un débat.
C’est un déséquilibre.

La vraie question
Le sujet n’est pas de désigner des coupables.
Le sujet est simple :
quel modèle de santé voulons-nous ?

Un modèle :
piloté par le patient
ou
structuré par des logiques économiques

Proportionnalité : le mot que personne ne veut entendre
Aujourd’hui, on impose des restrictions :
sur qui peut faire quoi
sur comment organiser les soins

Mais une question n’est jamais posée :
ces restrictions sont-elles proportionnées ?

Quand elles empêchent des solutions efficaces d’exister,
quand elles limitent l’accès aux soins,
elles ne protègent plus
elles bloquent

La solution existe
Elle est connue :
coopération réelle
délégation encadrée
télémédecine intégrée
organisation intelligente des flux

accès + qualité + efficacité

Rien de révolutionnaire.
Juste du bon sens.

Conclusion
Deux choix.
maintenir un système fermé
ou ouvrir réellement l’accès aux soins

Depuis 2018, Plus Belle Ma Vue s’efforce de démontrer qu’un autre modèle est possible.

Un modèle structuré, fondé sur un dépistage médical systématique :
fond d’œil
mesure de la tension intraoculaire
analyse du segment antérieur

Un modèle dans lequel la sécurité prime :
en cas de suspicion de pathologie menaçant le pronostic visuel, aucune ordonnance n’est délivrée
le patient est orienté de manière priorisée vers un ophtalmologiste ou une structure adaptée

Un modèle organisé pour fluidifier sans banaliser :
transmission sécurisée des données
hiérarchisation des urgences
coordination avec les professionnels de santé

Ce modèle repose sur une éthique claire :
aucune dépendance financière avec les opticiens partenaires
aucune logique de volume ou de prescription systématique
une implantation pensée pour répondre aux besoins réels, notamment dans les territoires sous-dotés, et non dans les zones déjà saturées

Les professionnels impliqués sont formés, diplômés, et engagés dans une démarche de santé visuelle exigeante.

Rien d’expérimental. Rien d’improvisé.
Simplement une organisation du soin qui place réellement le patient au centre.

Aujourd’hui, le système hésite.
Les patients, eux, n’ont pas ce luxe.

Mise à jour – 2025
Le mot “rente” est désormais utilisé au plus haut niveau.
Ce qui était marginal est devenu central.

Dernière chose
On peut ignorer les signaux faibles.
On peut retarder les réformes.
On peut protéger des équilibres.

Mais une chose est certaine : les pathologies, elles, n’attendent pas

Et le jour où les diagnostics tardifs deviendront visibles,
il sera trop tard pour expliquer qu’on ne savait pas.

LE SCANDALE SANITAIRE ECLATERA !

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