À Dunkerque :
- 2 ans d’attente
- des enfants sans suivi
- des familles contraintes de traverser la France
Face à ça, il y avait deux options : observer… ou agir.
J’ai agi.
Construire dans les règles… et comprendre
Je n’ai jamais contourné le cadre. Entre 2010 et 2015, tout a été fait :
protocoles déposés
institutions rencontrées
autorités informées
Le verdict était toujours le même :
“C’est pertinent”
“C’est innovant”
“Ça fonctionne”
Mais derrière :
rien ne bouge
Pourquoi ?
Parce que le problème n’est pas technique.
Il est structurel.
Quand la coopération devient un monopole
Les premiers protocoles que j’ai déposés reposaient sur une idée simple :
ouvrir la coopération
fluidifier les parcours
Avec le temps, cette logique a été inversée.
Ce qui devait être un système ouvert est devenu, dans certains cas, un système verrouillé :
revendication d’exclusivité
pressions sur les acteurs de terrain
limitation des modèles alternatifs
On ne parle plus d’organisation des soins.
On parle de contrôle de l’accès.
2015 : dire la vérité devient un problème
En 2015, j’alerte :
l’accès aux soins est freiné par des intérêts installés
On me répond :
“vous exagérez”
“vous polémiquez”
Aujourd’hui ?
Cour des comptes
rapports parlementaires
débats budgétaires
Tout le monde dit la même chose.
La différence, c’est que moi… je le disais déjà.
Le tournant : quand le modèle devient européen
En France, le modèle est freiné.
En Europe, il fonctionne.
Depuis 2018 :
des milliers de patients pris en charge
des délais réduits
des diagnostics réalisés
Conclusion simple :
ce n’est pas la médecine qui bloque
c’est l’organisation française
Depuis le Covid : la dérive industrielle
La crise Covid a accéléré la télémédecine.
C’était une chance.
Elle est en train de devenir un risque.
Depuis 2022, une nouvelle logique s’impose :
industrialisation
standardisation
production d’ordonnances à grande échelle
Aujourd’hui, ces plateformes couvrent une part significative du marché, avec une présence croissante dans les réseaux d’optique.
On a changé de modèle… sans le dire
Soyons clairs :
on est passé du soin
à la gestion de flux
Dans certains cas :
pas de véritable stratégie de dépistage
parcours réduits à l’essentiel
logique de volume dominante
Une question simple :
dépiste-t-on encore…
ou produit-on des ordonnances ?
Le risque sanitaire est réel
Et il ne s’agit pas d’une hypothèse.
Il est déjà là.
Une patiente se présente chez un opticien partenaire PLUS BELLE MA VUE dans le cadre d’un parcours structuré. Aucun symptôme. Une vision mesurée à 12/10e.
Tout semble normal.
Et pourtant.
L’analyse à distance met en évidence une anomalie du fond d’œil évocatrice d’un œdème papillaire. Par prudence, aucune ordonnance n’est délivrée. Une prise en charge spécialisée en urgence est organisée.
Quelques jours plus tard, le diagnostic est confirmé en milieu hospitalier, avec mise en place d’un suivi neurologique.
Sans notre dispositif :
pas de dépistage
pas d’alerte
pas de prise en charge
Cette patiente n’aurait probablement jamais consulté à ce moment-là.
Elle voyait parfaitement.
C’est précisément là que se situe le danger : confondre absence de symptôme et absence de pathologie.
L’ophtalmologie, ce n’est pas juste des lunettes.
C’est : du glaucome, de la DMLA, des pathologies neurologiques
Réduire le parcours à une simple prescription, c’est accepter un risque :
diagnostics trop tardifs
pertes de chance
Et ce risque, aujourd’hui, est largement sous-estimé.
Des alertes… et un silence
Ces dérives ont été signalées.
À plusieurs reprises.
Résultat ?
rien
Pire : le système s’organise.
Un écosystème sous influence
Ce qui se met en place est connu :
structuration industrielle
logiques d’acteurs dominants
alignement progressif des intérêts
Et pendant ce temps :
certains médias professionnels promeuvent massivement ces modèles
tout en ignorant volontairement d’autres approches
Ce n’est plus un débat.
C’est un déséquilibre.
La vraie question
Le sujet n’est pas de désigner des coupables.
Le sujet est simple :
quel modèle de santé voulons-nous ?
Un modèle :
piloté par le patient
ou
structuré par des logiques économiques
Proportionnalité : le mot que personne ne veut entendre
Aujourd’hui, on impose des restrictions :
sur qui peut faire quoi
sur comment organiser les soins
Mais une question n’est jamais posée :
ces restrictions sont-elles proportionnées ?
Quand elles empêchent des solutions efficaces d’exister,
quand elles limitent l’accès aux soins,
elles ne protègent plus
elles bloquent
La solution existe
Elle est connue :
coopération réelle
délégation encadrée
télémédecine intégrée
organisation intelligente des flux
accès + qualité + efficacité
Rien de révolutionnaire.
Juste du bon sens.
Conclusion
Deux choix.
maintenir un système fermé
ou ouvrir réellement l’accès aux soins
Depuis 2018, Plus Belle Ma Vue s’efforce de démontrer qu’un autre modèle est possible.
Un modèle structuré, fondé sur un dépistage médical systématique :
fond d’œil
mesure de la tension intraoculaire
analyse du segment antérieur
Un modèle dans lequel la sécurité prime :
en cas de suspicion de pathologie menaçant le pronostic visuel, aucune ordonnance n’est délivrée
le patient est orienté de manière priorisée vers un ophtalmologiste ou une structure adaptée
Un modèle organisé pour fluidifier sans banaliser :
transmission sécurisée des données
hiérarchisation des urgences
coordination avec les professionnels de santé
Ce modèle repose sur une éthique claire :
aucune dépendance financière avec les opticiens partenaires
aucune logique de volume ou de prescription systématique
une implantation pensée pour répondre aux besoins réels, notamment dans les territoires sous-dotés, et non dans les zones déjà saturées
Les professionnels impliqués sont formés, diplômés, et engagés dans une démarche de santé visuelle exigeante.
Rien d’expérimental. Rien d’improvisé.
Simplement une organisation du soin qui place réellement le patient au centre.
Aujourd’hui, le système hésite.
Les patients, eux, n’ont pas ce luxe.
Mise à jour – 2025
Le mot “rente” est désormais utilisé au plus haut niveau.
Ce qui était marginal est devenu central.
Dernière chose
On peut ignorer les signaux faibles.
On peut retarder les réformes.
On peut protéger des équilibres.
Mais une chose est certaine : les pathologies, elles, n’attendent pas
Et le jour où les diagnostics tardifs deviendront visibles,
il sera trop tard pour expliquer qu’on ne savait pas.
LE SCANDALE SANITAIRE ECLATERA !


